Jour 150

Cinq fardeaux que vous ne devez pas porter

Sagesse Psaume 68,16-21
Nouveau Testament Jean 18,25-40
Ancien Testament 1 Samuel 24,1-25,44

Introduction

À la fin de sa vie, Sir Winston Churchill a déclaré : “Quand je repense à tous ces soucis, je me souviens de l'histoire du vieil homme qui avait déclaré sur son lit de mort qu'il avait eu beaucoup de problèmes dans sa vie, dont la plupart ne s'étaient jamais réellement produits !“

Churchill parlait du fardeau des soucis qui ne se matérialisent jamais. Pourtant, il existe dans la vie de nombreux types de “fardeaux“ et certains d'entre eux sont très réels. Jésus dit « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matthieu 11,28-29) (Colombe)

Un joug est quelque chose que Jésus aurait pu faire dans un atelier de charpentier. C’est un cadre en bois reliant deux animaux au niveau du cou (généralement des bœufs), leur permettant de tirer une charrue ou un chariot ensemble. La fonction du joug est de faciliter le transport de la charge.

J'aime la façon dont Eugene Peterson traduit ce passage dans La Message : « Vous êtes fatigués ? Usés ? Consumés par la religion ? Venez à moi. Partez avec moi et vous retrouverez votre vie. Je vais vous montrer comment prendre du vrai repos. Marchez avec moi et travaillez avec moi – observez comment je fais. Apprenez les rythmes non forcés de la grâce. Je ne vous imposerai rien de lourd ou de mal adapté. Tenez-moi compagnie et vous apprendrez à vivre librement et avec légèreté. » (Matthieu 11,28-30) (MSG)

Sagesse

Psaume 68,16-21

16 La montagne du Bachan est la montagne de Dieu,
la montagne du Bachan a de nombreux sommets.
17 Montagne aux nombreux sommets,
pourquoi es-tu jalouse de la montagne où Dieu a choisi d’habiter ?
Mais oui, c’est là que le Seigneur habitera pour toujours.

18 Dieu possède des milliers de chars, des milliers de milliers.
Le Seigneur est au milieu d’eux, sur le mont Sinaï, dans le lieu saint.
19 Seigneur Dieu, tu es monté là-haut pour y habiter.
Tu as fait des prisonniers.
Les gens t’ont apporté des cadeaux, même ceux qui refusent de t’obéir.

20 Remercions le Seigneur chaque jour !
Il nous prend en charge, Dieu notre sauveur.
21 Notre Dieu est un Dieu qui sauve.
Grâce à DIEU, le Seigneur, nous pouvons échapper à la mort.

Commentaire

1. L’anxiété

Dans son livre Affluenza, le psychologue Oliver James souligne que “près d'un quart de la Grande-Bretagne souffre de troubles émotionnels graves, tels que la dépression et l'anxiété, et qu’un autre quart est sur le point d'en souffrir“.

David loue Dieu qui quotidiennement « nous prend en charge » (v.20). Il porte nos charges, et elles peuvent être nombreuses. L'un des fardeaux que Dieu porte pour nous au quotidien est le poids de l'inquiétude, du stress et de l'anxiété.

John Newton a déclaré : “Nous pouvons facilement nous en sortir si nous nous contentons de prendre chaque jour, la charge qui lui est assignée. Mais la charge sera trop lourde pour nous si nous transportons aujourd'hui le fardeau d'hier, et que nous y ajoutons le fardeau de demain avant qu’il nous soit demandé de le porter.“

Vous pouvez chaque jour confier à Dieu vos peurs, vos inquiétudes et vos angoisses. Cela fait toute la différence. Il porte quotidiennement vos “fardeaux“ (v.20).

Prière

Merci, Seigneur, de ce que je peux aujourd’hui venir à toi et t'apporter tous mes fardeaux, mes soucis et mes angoisses...

Nouveau Testament

Jean 18,25-40

Pierre dit encore qu’il n’est pas disciple de Jésus

25 Pendant ce temps, Simon-Pierre reste dans la cour, il se chauffe. On lui dit : « Tu es bien un des disciples de cet homme, toi aussi ? » Pierre répond : « Non, ce n’est pas vrai ! » 26 Il y a là un serviteur du grand-prêtre. C’est à quelqu’un de sa famille que Pierre a coupé l’oreille. Ce serviteur dit à Pierre : « C’est bien toi que j’ai vu avec Jésus dans le jardin ? » 27 Mais Pierre dit encore une fois : « Non, ce n’est pas moi ! » Et au même moment, un coq se met à chanter.

Pilate interroge Jésus

28 Ensuite, les soldats emmènent Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur romain. C’est le matin très tôt. Les chefs juifs n’entrent pas dans le palais. Ils veulent rester purs et pouvoir manger le repas de la Pâque. 29 C’est pourquoi le gouverneur Pilate sort du palais. Il vient les trouver et il leur demande : « De quoi accusez-vous cet homme ? » 30 Les chefs lui répondent : « Si nous t’avons livré cet homme, c’est qu’il a fait du mal. » 31 Alors Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le d’après votre loi. » Ils lui répondent : « Nous n’avons pas l’autorisation de faire mourir quelqu’un. »

32 De cette façon, la parole que Jésus a dite peut se réaliser. En effet, il a déjà indiqué de quelle mort il allait mourir. 33 Pilate rentre donc dans le palais. Il fait venir Jésus et lui dit : « Est-ce que tu es le roi des Juifs ? » 34 Jésus lui répond : « Pourquoi est-ce que tu demandes cela ? Est-ce que tu as pensé à cela toi-même, ou est-ce que d’autres te l’ont dit de moi ? » 35 Pilate lui dit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Les gens de ton peuple et les chefs des prêtres t’ont livré à moi. Qu’est-ce que tu as fait ? » 36 Jésus lui répond : « Mon royaume n’appartient pas à ce monde. Si mon royaume appartenait à ce monde, j’aurais des gens sous mes ordres. Ils auraient lutté pour qu’on ne me livre pas aux chefs juifs. Mais non, mon royaume n’est pas d’ici. » 37 Pilate lui demande : « Donc, tu es roi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. Moi, je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Tous ceux qui appartiennent à la vérité écoutent mes paroles. » 38 Pilate dit à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? »

Après que Pilate a dit ces mots, il sort de nouveau du palais. Il va trouver ceux qui accusent Jésus et leur dit : « Moi, je ne trouve aucune raison de condamner cet homme. 39 Votre coutume veut que je vous libère un prisonnier pour la fête de la Pâque. Est-ce que vous voulez que je vous libère le roi des Juifs ? » 40 Alors ils se mettent à crier : « Non ! Pas celui-là, mais Barabbas ! » Pourtant, ce Barabbas est un bandit.

Commentaire

2. L’Échec

On demande au grand apôtre Pierre : « "Tu es bien un des disciples de cet homme, toi aussi ?" Pierre répond : "Non, ce n'est pas vrai !" » (v.25). C'est son deuxième déni. Puis une troisième fois, Pierre est mis au défi et nie connaître Jésus (vv.26-27). A ce moment, un coq se met à chanter (v.27b) – comme Jésus l'avait prédit.

Pierre s'est rendu compte, comme cela arrive de temps en temps à la plupart d'entre nous, qu'il avait fait défaut à Jésus. Le sentiment d'échec peut être un grand fardeau.

Ce passage n'est pas la fin de l'histoire de Pierre. Après sa résurrection, Jésus a rencontré Pierre et l'a rétabli, réintégré, lui pardonnant cet échec et lui donnant une fois de plus un mandat (21,15-23). Avec Jésus, l'échec n'est jamais irréversible.

Bien que Pierre l'ait abandonné, Jésus a pris le fardeau de son échec, il lui a pardonné, et l'a utilisé aussi puissamment que quiconque dans l'histoire de l'humanité.

3. L’injustice

L'une des nombreuses choses que Jésus a dû supporter a été un procès totalement injuste. L’un des principes de base de tout système de justice équitable est qu'il appartient à l'accusation de prouver la culpabilité de l’accusé. C'est à eux qu’il revient de constituer une “charge de preuve“. Par conséquent, tout système judiciaire équitable doit surmonter le préjugé fondamental selon lequel une personne doit être coupable parce qu'elle est jugée.

Lorsque Pilate a demandé : « De quoi accusez-vous cet homme ? » (18,29), ils ont répondu : « S'il ne faisait pas de mal, nous ne serions pas venus te le livrer » (v.30) (NFC). En disant cela, les accusateurs de Jésus essayaient d’imposer injustement la charge de la preuve.

Pilate a également refusé injustement à Jésus le droit au silence. Il a dit : « Qu'est-ce que tu as fait ? » (v.35c). Il a essayé de faire en sorte que Jésus se condamne de sa propre bouche. Jésus dit qu'il est venu dans le monde « pour rendre témoignage à la vérité » (v.37b). Pilate a demandé : « Qu'est-ce que la vérité ? » (v.38a)

C'est presque comme si Pilate semblait se demander (comme le fait notre société post-moderne) s'il existe une “vérité“ (c'est-à-dire une vérité absolue). Cependant, Pilate est face à face avec la Vérité elle-même, Jésus-Christ qui a subi un procès injuste – et, bien pire, la peine injuste de la crucifixion et de la mort – pour vous et moi.

4. Le péché

Malgré ce procès injuste, Pilate conclut : « je ne trouve aucune raison de condamner cet homme » (v.38b). Jésus est complètement innocent. Pilate veut le libérer, mais la foule crie : « "Non ! Pas celui-là, mais Barabbas !" Pourtant, ce Barabbas est un bandit » (v.40). Jésus, l'innocent, est condamné à la crucifixion. Barabbas, le pécheur, est libre.

Le symbolisme est clair. Sur la croix Jésus, l'innocent, est mort pour que nous, les pécheurs, puissions être libres. Il a porté ce fardeau de notre péché.

Prière

« Notre Dieu est un Dieu qui sauve. Grâce à DIEU, le Seigneur, nous pouvons échapper à la mort » (Psaume 68,21).

Ancien Testament

1 Samuel 24,1-25,44

David refuse de tuer Saül

24 David quitte la région du Rocher de la Séparation. Il va s’installer près d’En-Guédi, dans un endroit élevé. 2 Quand Saül revient de la bataille contre les Philistins, on lui dit : « Maintenant, David est dans le désert d’En-Guédi. » 3 Alors Saül prend 3 000 hommes, les meilleurs soldats de l’armée d’Israël. Il va à la recherche de David et de ses hommes. Ils sont en face des Rochers-aux-boucs-sauvages. 4 Saül passe près des parcs à moutons, au bord de la route. Il voit une grotte et il entre là pour se soulager. David est caché au fond de la grotte avec ses hommes. 5 Ceux-ci lui disent : « Voici le moment annoncé par le Seigneur. Il t’a dit : “Un jour, je vais mettre ton ennemi en ton pouvoir. Et toi, tu feras de lui ce que tu veux.” » Alors David s’avance et, doucement, il coupe un morceau du vêtement de Saül. 6 Après cela, le cœur de David se met à battre très fort, parce qu’il a coupé un morceau du vêtement de Saül. 7 Il dit à ses hommes : « Vous me conseillez de tuer mon maître. Que le Seigneur m’empêche de le faire ! En effet, c’est le Seigneur lui-même qui a consacré Saül comme roi. » 8 Par ces paroles, David arrête ses hommes. Il ne leur permet pas d’attaquer Saül.

Alors Saül quitte la grotte et il reprend la route. 9 David sort de la grotte après lui. Puis il se met à crier à Saül : « Mon maître le roi ! » Saül regarde derrière lui. David s’incline profondément jusqu’à terre devant lui. 10 Ensuite il dit au roi : « Certains disent que je cherche à te faire du mal. Pourquoi est-ce que tu écoutes ces gens-là ? 11 Tu le vois maintenant de tes yeux : aujourd’hui, dans la grotte, le Seigneur t’a livré à moi. Mes hommes m’ont conseillé de te tuer. Mais j’ai eu pitié de toi et j’ai dit : “Je ne te ferai pas mourir, toi mon maître. En effet, c’est le Seigneur qui t’a consacré comme roi.” 12 Regarde, mon père, regarde ce que j’ai dans la main : un morceau de ton vêtement ! J’ai seulement coupé un morceau de ton vêtement, mais je ne t’ai pas tué ! Donc, tu le vois, je n’ai pas l’intention de te faire du mal, ni de me soulever contre toi. Tu le vois, je n’ai commis aucun péché contre toi. C’est toi qui me cherches partout pour m’enlever la vie. 13 Le Seigneur jugera entre toi et moi et il me vengera pour le mal que tu m’as fait. Mais moi, je ne te ferai rien. 14 Tu connais le vieux proverbe : “La méchanceté vient des méchants.” Donc, je ne te ferai aucun mal. 15 Toi, le roi d’Israël, tu essaies de combattre contre qui ? Tu poursuis qui ? Moi, je ne suis qu’un chien mort, une simple puce ! 16 Eh bien, le Seigneur jugera entre toi et moi. Il va examiner l’affaire et me défendre. Il me donnera raison et il me délivrera de tes attaques. »

17 Quand David a fini de parler, Saül lui demande : « Mon fils David, c’est bien toi qui me parles ? » Puis Saül commence à pleurer très fort. 18 Saül continue : « C’est toi qui as raison, et moi, j’ai tort. Tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal. 19 Aujourd’hui, tu as montré ta bonté envers moi. Oui, le Seigneur m’a livré à toi, mais tu ne m’as pas tué. 20 D’habitude, quand quelqu’un rencontre son ennemi, est-ce qu’il le laisse continuer tranquillement sa route ? Jamais ! Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui ! 21 Maintenant, je le sais : un jour, tu seras roi, et le pouvoir royal en Israël restera entre tes mains. 22 Jure-moi donc ceci, au nom du Seigneur : après ma mort, tu ne tueras pas les membres de ma famille. Ainsi, on se souviendra de moi et de ma famille. » 23 David fait ce serment à Saül. Ensuite, Saül retourne chez lui. David et ses hommes repartent dans la montagne où ils étaient cachés.

Nabal ne veut pas aider David

25 À cette époque, Samuel meurt. Tous les Israélites se rassemblent et font pour lui les cérémonies de deuil. Ils l’enterrent chez lui, à Rama. Ensuite David va au désert de Paran.

2 À Maon, il y a un homme très riche. Il possède 3 000 moutons et 1 000 chèvres. Sa propriété est à Karmel, et il se trouve là pour couper la laine de ses moutons. 3 Cet homme s’appelle Nabal et sa femme s’appelle Abigaïl. Abigaïl est intelligente et belle, mais son mari est dur et méchant. Il appartient au clan de Caleb.

4 Dans le désert, David apprend que Nabal coupe la laine de ses moutons. 5 Il lui envoie dix de ses hommes en leur disant : « Allez à Karmel, chez Nabal. Vous le saluerez de ma part. 6 Vous lui direz : “Que l’année soit bonne pour toi ! Que la paix soit sur toi, sur ta famille et sur tout ce qui t’appartient ! 7 David a appris qu’on coupe la laine de tes moutons. Or, pendant tout le temps où tes bergers étaient à Karmel, nous ne leur avons pas fait de mal, et ils n’ont rien perdu. 8 Interroge-les, ils te le diront. Aussi David te demande de bien nous recevoir aujourd’hui, qui est un jour de fête. Donne-nous, s’il te plaît, ce que tu peux nous donner, à nous et à David ton serviteur.” »

9 Les hommes de David vont porter ce message à Nabal de la part de David et ils attendent. 10 Mais Nabal leur répond : « Qui est David ? Qui est ce fils de Jessé ? Aujourd’hui, il y a beaucoup d’esclaves qui fuient leur maître. 11 Est-ce que je vais prendre de ma nourriture, de mon eau, de la viande que j’ai préparée pour mes ouvriers et vous les donner ? Je ne sais même pas d’où vous venez ! » 12 Les hommes de David repartent et ils vont lui apporter la réponse de Nabal. 13 David leur donne cet ordre : « Prenez tous votre épée ! » Chacun met son épée à son côté, et David aussi. Environ 400 hommes partent avec lui, et 200 autres restent près des bagages.

Abigaïl, la femme de Nabal, aide David

14 Un des serviteurs de Nabal vient dire à Abigaïl, la femme de son maître : « Depuis le désert, David a envoyé des messagers saluer notre maître, mais notre maître les a très mal reçus. 15 Pourtant, ces hommes ont été très bons pour nous. Ils ne nous ont pas fait de mal. Et nous n’avons rien perdu pendant tout le temps où nous avons circulé avec eux dans la campagne. 16 Ils nous ont bien protégés nuit et jour, pendant tout le temps que nous avons gardé les moutons là où ils étaient. 17 Maintenant, le malheur va tomber sur notre maître et sur sa famille. Cherche donc ce que tu dois faire. Lui, c’est un homme difficile, on ne peut pas lui parler. »

18 Abigaïl se dépêche de prendre 200 pains, 2 outres de vin, 5 moutons tout préparés, 5 mesures de grains grillés, 100 grappes de raisins secs et 200 gâteaux de figues. Elle fait placer tout cela sur des ânes, 19 puis elle dit à ses serviteurs : « Passez devant moi, je vous suis. »

Abigaïl ne dit rien à Nabal, son mari. 20 Montée sur son âne, elle descend, cachée par la colline. Pendant ce temps, David et ses hommes descendent dans sa direction. Tout à coup, elle se trouve devant eux. 21 David est justement en train de se dire : « Dans le désert, j’ai protégé tous les biens de cet homme-là, et il n’a rien perdu. Mais cela a été inutile, il m’a rendu le mal pour le bien. 22 Que Dieu me punisse très sévèrement si d’ici demain matin, je laisse un homme en vie dans la famille de Nabal ! »

23 Dès qu’Abigaïl voit David, elle descend vite de son âne. Elle s’incline jusqu’à terre devant lui. 24 Puis à ses pieds, elle lui dit : « Mon maître, c’est moi qui suis coupable, moi seule. Permets-moi pourtant de te parler, écoute ce que j’ai à te dire ! 25 Ne fais pas attention à Nabal. Cet homme ne vaut rien. Il mérite bien son nom : Nabal le fou. Oui, il est vraiment fou. Mais moi, je n’ai pas vu les hommes que tu as envoyés. 26 Maintenant, je l’affirme, par le Seigneur vivant et par ta vie, le Seigneur lui-même va t’empêcher de verser le sang et de te faire justice toi-même. Que tes ennemis, ô mon maître, et que ceux qui veulent te faire du mal connaissent la même fin que Nabal ! 27 Accepte les cadeaux que je t’apporte. Ils sont pour les jeunes gens qui t’accompagnent. 28 Je t’en prie, pardonne aussi ma faute. En effet, le Seigneur donnera sûrement le pouvoir pour toujours à ta famille, parce que tu combats pour lui. Et pendant toute ta vie, on ne trouvera aucun mal en toi. 29 Un homme a décidé de te poursuivre, mon maître, et il veut te faire mourir. Mais le Seigneur ton Dieu protégera toujours ta vie en la gardant auprès de lui. Et il jettera au loin la vie de tes ennemis, comme la pierre d’une fronde. 30 Quand le Seigneur réalisera pour toi tout ce qu’il a promis de bon, il fera de toi le chef d’Israël. 31 Ne tue pas quelqu’un sans réfléchir en te faisant justice toi-même. Ainsi, tu n’auras pas la conscience troublée par le remords. Mon maître, quand le Seigneur t’aura fait du bien, souviens-toi de moi ! » 32 David répond à Abigaïl : « Je remercie le Seigneur, Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre. 33 Je te remercie aussi, parce que ton bon sens m’a empêché de tuer quelqu’un et de me faire justice moi-même. 34 Le Dieu d’Israël m’a empêché de te faire du mal. Mais vraiment, je le jure, par le Seigneur vivant, si tu n’étais pas venue aussi vite à ma rencontre, demain matin, au lever du soleil, aucun homme ne serait resté en vie dans la famille de Nabal. »

35 David accepte les cadeaux qu’Abigaïl a apportés. Puis il lui dit : « Rentre en paix chez toi. Tu vois, j’ai écouté ta demande et je la reçois avec bonté. »

Abigaïl devient la femme de David

36 Quand Abigaïl revient chez Nabal, il est en train de faire un bon repas : c’est un vrai repas de roi. Nabal est très joyeux et complètement ivre. Abigaïl ne lui dit rien avant le lever du soleil. 37 Le matin suivant, quand Nabal n’est plus ivre, sa femme lui raconte ce qui s’est passé. Il est tellement choqué qu’il reste paralysé. 38 Environ dix jours plus tard, le Seigneur le frappe de nouveau, et il meurt. 39 David apprend la mort de Nabal. Il dit : « Je remercie le Seigneur ! Quand Nabal m’a insulté, le Seigneur a pris ma défense, il m’a empêché de faire le mal. Et la méchanceté de Nabal, il l’a fait retomber sur sa tête. »

Ensuite, David envoie des messagers demander à Abigaïl de devenir sa femme. 40 Les messagers arrivent chez elle, à Karmel, et ils lui disent : « David nous envoie ici, parce qu’il veut te prendre pour femme. » 41 Abigaïl s’incline jusqu’à terre devant eux. Puis elle répond : « J’accepte d’être son esclave. Je suis prête à laver les pieds de ses serviteurs. » 42 Elle se relève rapidement, elle monte sur son âne. Cinq servantes partent avec elle et elle suit les messagers de David. Puis elle devient sa femme.

43 David avait déjà pour femme Ahinoam, d’Izréel. Abigaïl et Ahinoam sont donc toutes les deux ses femmes. 44 Mikal, la fille de Saül, avait été la première femme de David. Mais son père l’avait donnée pour femme à Palti, fils de Laïch, qui était de Gallim.

Commentaire

5. La culpabilité

La culpabilité est un horrible fardeau. Un invité de l'un de nos petits groupes Alpha a décrit le sentiment de culpabilité comme comparable à la sensation physique d’« un très mauvais cas d'indigestion ». Mais la culpabilité est plus qu'une simple sensation physique. Elle a des conséquences émotionnelles et spirituelles bien plus conséquentes.

Dieu nous a tous équipés d’un sens moral – une conscience. Souvent, nous nous sentons coupables d’avoir fait quelque chose que nous savons être mal. Cependant, nos consciences d’êtres humains déchus ne sont pas parfaites. Nous ressentons parfois une fausse culpabilité. Nous nous sentons coupables de choses qui ne sont pas vraiment de notre faute. Nous avons besoin que notre conscience soit éduquée par la parole de Dieu.

À d’autres moments au contraire, nous ne nous sentons pas coupables de choses dont nous devrions nous sentir coupables – nous avons dans ces cas, besoin que notre conscience soit éveillée par l'Esprit de Dieu.

David a eu l'occasion de se débarrasser de la personne qui essayait de le tuer – Saül (24,1-4). Au lieu de saisir cette occasion, David s'est contenté de couper un coin de la robe de Saül afin de lui prouver qu'il aurait pu le tuer s'il l'avait voulu.

Néanmoins, David a été pris de remords. « Après cela, le cœur de David se met à battre très fort » (v.6). Il se sentait coupable. David avait manifestement une conscience très sensible et se sentait coupable d'avoir fait cela à “l'oint du Seigneur“, celui que le Seigneur a « consacré… comme roi » (v.7). Pourtant, il a été en mesure de déclarer à Saül : « … tu le vois, je n'ai pas l'intention de te faire du mal, ni de me soulever contre toi. Tu le vois, je n'ai commis aucun péché contre toi » (v.12b).

Il semblerait que Saül lui-même ait à un moment, été frappé par sa conscience ; il « commence à pleurer très fort » : « C'est toi qui as raison… Tu m'as fait du bien, et moi, je t'ai fait du mal » (v.18). Au milieu de sa jalousie, Saül a eu un étrange moment de lucidité – au cours duquel il a ressenti une véritable culpabilité.

David a évité de porter tout fardeau de culpabilité supplémentaire. Il était sur le point de venger les mauvais traitements que Nabal lui avait infligés, à lui et à ses hommes. Abigail est venue à la rescousse. Avec beaucoup d'habileté et de diplomatie, elle apporta des cadeaux à David et lui dit : « Mon maître, c'est moi qui suis coupable… le Seigneur lui-même va t'empêcher de verser le sang » (25,24-26).

Elle a poursuivi en disant : « il ne faudrait pas que tu aies la conscience tourmentée par le remords d'avoir tué inutilement quelqu'un et de t'être fait justice toi-même » (v.31) (NFC).

David réalisa qu'Abigail l'avait sauvé du fardeau de la culpabilité : « Je te remercie aussi, parce que ton bon sens m'a empêché de tuer quelqu'un et de me faire justice moi-même » (v.33). La compétence d'Abigail est une compétence que nous avons tous à développer. Il est bon de parler avec sagesse et diplomatie, lorsque l’on conseille les autres sur la manière dont ils devraient agir, afin qu'ils évitent de faire des choses qui les rendront coupables.

David a évité de se charger lui-même du jugement. Alors, le Seigneur « frappa Nabal, et il mourut » (v.38) (Colombe). Lorsque David apprit la mort de Nabal, il dit : « Je remercie le Seigneur ! Quand Nabal m'a insulté, le Seigneur a pris ma défense, il m'a empêché de faire le mal. Et la méchanceté de Nabal, il l'a fait retomber sur sa tête » (v.39). Pour finir, tout se termine bien avec le mariage de David avec la nouvelle veuve Abigail.

Que nous ayons ou non les sensations qui l'accompagnent, le fardeau de la véritable culpabilité est réel pour tous. Jésus est mort sur la croix pour prendre sur lui notre culpabilité.

Prière

Merci, Seigneur, de prendre ma culpabilité, mes peurs, mes soucis et mes angoisses et de porter chaque jour mon fardeau.

Pippa ajoute

1 Samuel 25,18-19

Il s'agit là de problèmes de restauration à leur apogée, avec un niveau de stress maximum ! Abigail et toute sa communauté risquaient d’être mises à mort si elle ne délivrait pas les victuailles à temps. Je suis impressionnée qu'Abigail ait réussi à préparer en vitesse deux cents pains (ça c'est de la cuisson rapide !), du vin, des figues pressées, des céréales grillées, des gâteaux aux raisins et cinq moutons parés ! Elle a sauvé la situation. Mes problèmes de restauration semblent plutôt mineurs en comparaison !

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Références

Winston Churchill, Au milieu de ces tempêtes : Pensées et aventures (C. Scribner's Sons, 1932), p.113.

Oliver James, Affluenza (Vermillion, 2007) p.35.

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de La Bible Parole de Vie © Société biblique française – Bibli’O, 2000.

Les extraits marqués (Colombe) sont tirés de La Nouvelle version Segond révisée (Bible à la colombe) © Société biblique française – Bibli’O, 1978.

Les extraits marqués (NFC) sont tirés de La Bible Nouvelle Français courant © Société biblique française – Bibli’O, 2019.

Les extraits marqués (TOB) sont tirés de La Traduction Œcuménique de la Bible © Société biblique française – Bibli’O et Editions du Cerf, 2010.

Les extraits marqués (MSG) sont traduits de la Message.

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